jeudi 10 avril 2014
Gourmand… Gourmet…
Le culte du bien manger nous vient du passé, riche d’une
histoire et d’une culture puisées au gré des époques qu’il a traversées…
Le gourmand, au sens premier du terme, est celui qui
mange avec avidité, qui aime les bons morceaux. On entend là, comme le souligne
le dictionnaire Littré, un certain manque de modération, la recherche avec un
soupçon d’empressement du plaisir de
manger…
Et le gourmet, me direz-vous…
Son origine remonte certainement au mot
« groumet » qui désignait alors au 14e siècle le valet
chargé d’amener les vins. Par variation d’écriture, il devient
« gourmet » et prend le sens de celui qui déguste le vin, sait
l’apprécier. Au 15e siècle, il
sort du registre de l’œnologie et devient un terme générique désignant celui
qui sait apprécier la bonne chère…
lundi 31 mars 2014
Zébulon…
Quelques lettres pour un mot sans envergure, teinté cependant de légèreté et de fantaisie…
Certains se souviendront, non sans nostalgie peut-être… de Zébulon, personnage monté sur ressorts dans le Manège enchanté…
Série d’animation diffusée dans les années soixante, le
Manège enchanté mettait en scène le Père Pivoine et son manège. Margote, une petite fille espiègle y invoquait la
magie du curieux Zébulon pour rejoindre le Bois Joli.
Dans cette forêt enchantée, elle rencontrait Pollux,
chien à l’accent anglais, Ambroise l’escargot, Azalée la vache, Flappy le lapin
endormi et le Bonhomme Jouvence, drôle de jardinier se déplaçant en
trottinette…
Zébulon, petit mot sans façon, m’a inspiré ces personnages…
Déclinaison en noir…
Déclinaison en gris...
jeudi 27 mars 2014
Cueillir l’instant…
Cueillir l’instant… Parcelle d’éphémère…
Succession de
moments fragiles, patiemment tissés, assemblés, qui donnent corps à notre existence…
La main bienveillante de l’aïeul posée sur le front du
nouveau-né…
La voix d’un enfant réinventant le monde…
La force des mots avant que parfois ne s’érode la
mémoire…
Les fils croisés d’histoires personnelles qui ouvrent sur
des émotions partagées…
Cueillir l’instant pour qu’il demeure…
Carpe Diem…
Nouvelle déclinaison de Carpe Diem, en duo…
mercredi 5 février 2014
Poursuivre le voyage…
S'asseoir sur le rebord du monde… Suspendre le cours du temps…
Choisir le doux breuvage qui accompagnera l'instant…
Cueillette en Baie de Somme sera le voyage du jour.
Subtile alliance de la fleur de coquelicot, récoltée en Baie de Somme, et d'un thé noir venu d'Asie.
Laisser infuser… Goûter… Fermer les yeux…
Et sentir… le vent fougueux accrocher sur votre visage des éclats d'embruns…
Entendre… les nuées d'oiseaux sauvages…
Voir… l'immensité de la Baie aux couleurs si particulières, aux lumières changeantes, sans cesse renouvelées au rythme du flux et du reflux de la mer... tantôt archipel d'îlots sableux hérissés de joncs, habillés d'algues ou de mousse, tantôt eaux aventureuses venant rencontrer les prés salés…
Porter enfin le regard au-delà de la Baie, et rencontrer alors les éclatantes corolles dansant sous le vent, telles une flamboyante étole autour des champs de blé voisins…
Variation en noir des sous-tasses…
jeudi 16 janvier 2014
Invitation au voyage…
Avant que d'être servi et consommé, le thé est déjà une invitation au voyage…
Yunnan,
Gyokuro, Sencha, Darjeeling, Assam…
Invitation au voyage sonore et poétique à l'évocation de ces noms chargés de merveilles…
Invitation au voyage pour des contrées lointaines, aux confins du monde, parfois sur les hauts plateaux…
Invitation au voyage pour la couleur quand le thé s'habille de vert, ose le noir comme le blanc ou bien encore se pare de rouge…
Invitation au voyage aromatique quand le thé livre des notes hespéridées, s'enroule dans des notes fleuries ou fruitées, accroche des notes épicées ou végétales…
Parenthèse éphémère le temps d'un thé… s'extraire quelques instants de la marche du monde… et se laisser inviter au voyage…
Interprétation de l'invitation au voyage autour d'un thé...
Sous-tasses en lin rustique...
lundi 16 décembre 2013
Autour de la table…
Les arts de la table, intimement liés à l'art culinaire, reflètent les goûts, les modes et les rapports sociaux de chaque époque dont ils sont les témoins…
Se retrouver autour de la table, semble avoir toujours été au fil des siècles un temps de réjouissance et de festivités.
Petite déambulation dans les couloirs du temps…
Le Moyen Age où le point central est la cheminée et la table une simple planche sur des tréteaux recouverte d'une nappe blanche…
La Renaissance où le raffinement des mets et de la table est de mise…
La Cour de Versailles où la gastronomie française prend véritablement son essor…
Le Siècle des Lumières où la table devient précieuse avec la porcelaine de Sèvres…
Le Siècle des Bourgeois qui voit l'arrivée de la cuisinière à gaz et du fourneau en fonte qui vont changer la façon de cuisiner ainsi que l'usage de la table…
L'époque moderne où l'accès au monde du travail pour un grand nombre de femmes va profondément modifier la question des repas et de leur gestion…
Les codes de bonnes manières, les préséances qui ordonnent la table et sa tenue vont peu à peu gagner en liberté sans toutefois complètement disparaître…
Si l'opulence n'est plus aujourd'hui de mise dans la façon de dresser la table, la sobriété n'exclut pas pour autant de l'habiller pour la circonstance…
Nouvelle déclinaison des housses pour couverts ou serviette de table.
jeudi 28 novembre 2013
Petites matriochkas…
Point n'est besoin de violons pour valser, jolies demoiselles…
L'astre du jour, en déposant quelques grains d'or, habille de reflets chatoyants et mordorés les ocres, les pourpres du chemin, comme une invitation à la danse…
Petites matriochkas, silhouettes gracieuses et légères s'accrochent alors aux branches des charmilles…
Ephémères petites feuilles se riant des assauts du vent dans la lumière dorée de l'automne…
Déclinaison en gris des matriochkas…
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